Témoignages de nos adhérents

Pourquoi militer à Démographie Responsable, parcours personnels


Didier B.

Ayant passé mon enfance dans les belles forêts de l’Oise - Chantilly et Compiègne - j’ai toujours considéré que la vie au milieu des arbres était l’état naturel des choses. Déjà, et bien que le phénomène fut à l’époque beaucoup plus limité qu’aujourd’hui, je me désespérais chaque fois qu’une nouvelle maison ou qu’un nouveau bâtiment venait empiéter sur la nature.

Même si alors, je ne mettais pas sur la chose des mots aussi précis, je la ressentais bien comme une atteinte à la beauté et à la douceur du monde. Le sentiment était d’autant plus aigu qu’il me semblait que j’étais le seul à l’éprouver et, qu’au contraire, beaucoup de gens se réjouissaient de ce « développement ». Déjà aussi, je comprenais bien que ce grignotage de la forêt était le fait d’une population toujours plus nombreuse. Je ne voyais aucune raison de m’en réjouir.

Plus ou moins confus, ce sentiment m’a toujours accompagné. Beaucoup plus tard, j’ai créé un site consacré à l’économie et à l’écologie intitulé Economie Durable (une façon de rappeler que l’économie ne se conçoit pas dans la durée sur une planète dévastée et que l’économie au sens de l’activité des hommes n’est qu’une petite partie de l’écologie au sens de l’équilibre du vivant sur la Terre).

Sur ce site, j’ai naturellement écrit et publié de nombreux articles consacrés à la démographie pour montrer combien cette question était au cœur de la problématique, que nous ne pourrions de toute façon rien faire d’efficace pour protéger notre monde si nous ne revenions pas à des effectifs beaucoup plus modestes. C’est via ce site que je suis entré en contact avec l’association Démographie Responsable qui venait d'être créée et avec son président, Denis Garnier. Ce militantisme m’a semblé le plus juste, le plus nécessaire. Depuis, je m’y consacre.

 

Odette C.

Étant donné la situation actuelle du monde, faire un enfant aujourd'hui est juste inconcevable pour moi. J’ai eu un seul enfant en 1968 qui lui n'en a pas fait du tout. Membre de Démographie Responsable depuis de nombreuses années, je suis même devenue la vice-présidente aux côtés du président Denis Garnier. Et je termine par ma phrase favorite : on ne peut pas se reproduire à l'infini dans un espace fini. Ce n'est pas idéologique, c'est juste mathématique.

 

Christine C.

Je me suis rendue sur votre site Web car je partage cette conception de la surpopulation depuis un certain temps et pourtant elle a du mal à trouver des échos aussi bien politiques qu’auprès des citoyens...Ce que je trouve vraiment catastrophique au vu de l'augmentation constante démographique alors qu'on a épuisé les ressources de la terre au 29 juillet 2021....C'est de pire en pire et les commentaires n'évoquent pas le trop plein de gens sur cette terre...On continue à ne pas prendre en compte l'aspect démographique et à éviter ce débat essentiel.

 J'y suis aussi sensible depuis que j'ai entendu le fondateur du slow food Carlo Petrini parler de surconsommation et surproduction dans les pays développés et de faim dans le monde par ailleurs alors qu'il suffirait d'équilibrer nombre de personnes et ressources et répartir les richesses de façon équitable. Cela conforte ma conviction que les décisions politiques sont à prendre dans ce sens pour arrêter cette course folle démographique. Pour vivre mieux il faut vivre moins nombreux, le progrès sert justement à améliorer le bien-être et le bien-vivre...en nombre supportable par la planète ! 

 Lorsque je l'ai évoqué à un président de département Il m'a répondu que les gens ne seraient pas prêts à entendre ça ! Or c'est plutôt un manque de courage et de lucidité politique et que j'ai déjà entendu des couples décider de ne faire qu'un enfant par choix idéologique écologique et sociopolitique. 

Il faudrait vraiment avoir plus d'échos en France et dans le monde...

J'espère que votre association arrivera à promouvoir des actions en ce sens.

 

Alexandre C.

Je m'appelle Alexandre, j'ai 26 ans et j'ai adhéré à l'association démographie responsable au cours de cette année.

La dure réalité du monde dans lequel nous vivons, l'omniprésence de l'aspect économique face au bien-être du vivant m'a fait prendre conscience des moultes difficultés que nous allons rencontrer pour sortir (si l'on en sort) de la crise écosystémique dont nous visualisons l'orée.

Il m'a semblé et me semble toujours dérisoire de faire des enfants dans une époque comme la nôtre.

Je ne souhaite pas avoir la responsabilité d'expliquer à mon enfant le rôle de notre espèce dans la destruction de son propre habitat.

J'ai retrouvé une position commune à la mienne au travers de l'association démographie responsable.

 

Daniel C.

La surpopulation de l'espèce humaine est le principal problème de notre planète et de ses habitants non-humains. Elle s'adaptera à la sur-pollution provoquée par l'Homme, mais pas forcément ce dernier... Adhérez et soutenez DÉMOGRAPHIE RESPONSABLE.

 

Claude D.

Ce qui m'a aiguillé vers "Démographie Responsable"?

Ado, j'ai été alerté par des vieux de l'époque sur la démographie vers 1960. Date du calcul suivant mis à jour.

Le calcul :

La Peau de Chagrin en 2011 = 0,29 x 3,14 x (4 x 10⁴ /3,14)² / 7 x 10⁹ = 0,022 km² soit 2,2 hectares / habitant.

Avec :
circonférence Terre = 40.000 km soit (4 x 10^4)

surface d’une sphère : S = 3,14 x D²

population au 31/11/2011 = 7 milliards soit (7 x 10⁹)

seulement 29 % de terres non immergées.

Mise à jour : La peau de chagrin en 2018 : on était 7,66 milliards d'où = 1,93 ha. (60,24 hab / km2).

La peau de chagrin  en 2020, on était 7,8 milliards = 1,89 hectare. La surface de terrain par humain est de 1,89 hectare (y compris calottes glaciaires, montagnes et déserts).

Alors même qu'il faut 1 hectare d'herbage pour nourrir un âne ! ! !

Nous n'avons donc plus longtemps à attendre pour savoir si nous sommes des ânes.

Le 6 septembre 2048, nous aurons tous notre brevet d'âne bâté avec une surface de terrain de 1 hectare par humain !

Ne cherchons donc plus la cause de nos problèmes d'environnement !

 

​​​​​​​​​Lionel D.  (Professeur agrégé des Sciences de la Vie et de la Terre)

C’est en cherchant des solutions aux crises auxquelles étaient confrontées notre société -notamment en matière d’écologie mais aussi du point de vue social- que je me suis rendu compte qu’un paramètre revenait de manière récurrente dans la majorité des problèmes : celui de la taille de la population. Pourtant celui-ci était rarement abordé, voir tabou et quand il en était tout de même question, c’était pour être rapidement évacué d’un revers de main sans autre forme de procès.

C’est donc tout naturellement que quand j’ai vu que d’autres personnes réunies au sein de « Démographie Responsable » osaient mettre en avant cette problématique, j’ai rejoint cette association.

Pour moi il y a nécessité à ce que la population humaine se stabilise rapidement et même diminue ensuite le plus rapidement possible par la baisse de la natalité car non seulement la surpopulation a des conséquences néfastes sur toutes les autres formes de vie sur Terre mais elle est aussi dramatique pour l’humanité elle-même : pauvreté, pénuries, restrictions des libertés sont ce qui attend les humains si nous restons trop nombreux. La vie d’ailleurs vaudra-t-elle le coup d’être vécue dans un monde écologiquement détruit et dans la misère économique ? Seule la dénatalité permet de sortir de l’ornière où nous sommes, sans entrainer de drame humain c’est pour cela que je suis de tout cœur avec « Démographie Responsable » en espérant que cela aidera à la prise de conscience sur le problème de la population en France comme dans le monde.

 

Yves D.

Il est fréquent d’observer dans la vie que des idées qui nous semblent aller de soi ne soient pas du tout partagées par la majorité, voire même seulement par quelques personnes de notre voisinage 

 C’est le cas pour la démographie comme facteur aggravant des empreintes écologiques. Les ravages infligés à la terre sont nécessairement proportionnels au nombre de ses habitants surtout des pays les plus consommateurs 

Voici une comparaison qui me revient toujours à l’esprit : nous sommes semblables à un conducteur fou qui tout en apercevant un danger sur la route se garderait bien de freiner

Et la démographie est un de ces freins que l’on se garde malgré l’urgence extrême d’enclencher…seuls les Chinois l’avaient amorcé jusqu’à ce jour

Il faut croire que le politiquement ou culturellement correct en Occident garde la démographie dans ses chasses gardées en en faisant un tabou Mais (avec la fonte des glaces!!!), les anciennes évidences finiront toujours par resurgir 

 

René E.

J’ai vu ce qu’est la vie aux Indes, dans certains endroits, il faut y être né pour survivre dans ce grouillement de créatures prises au piège.

Tout se cumule : absence de liberté, pollutions, manque d’eau et d’hygiène élémentaire…

Comment cautionner un tel massacre ? Les Grands de ce monde sont-ils aveugles ?

 

Mélodie F.

C'est vers mes 12 ans que je me souviens m'être posée beaucoup de questions, suite à la diffusion de "Soleil Vert" sur Arte.
Dès lors, ma logique a pris le dessus, et je visualisais très pratiquement les accroissements de population que je voyais autour de moi, ainsi que la destruction écologique que nous faisions subir à notre planète et aux autres espèces partageant notre espace.

Je n'ai jamais compris que nous ne soyons pas capables de nous imposer à nous- mêmes ce que nous imposions aux autres habitants de cette planète.
Je n'ai jamais lié l'idée de bonheur avec celle d'une énorme quantité, bien au contraire, j'ai cette désagréable impression de n'être plus qu'un numéro aujourd'hui!

Le monde est beau car il est formé d'une multitude d'êtres censés interagir en bonne intelligence, j'en suis convaincue.
Et je suis amère, dès lors, de m'apercevoir que c'est l'humain, qui se considère comme plus intelligent que le reste du monde, qui perturbe l'équilibre de toutes choses.
J'ai eu longtemps peur de parler de ça autour de moi, car on me renvoyait toujours l'idée que j'étais un monstre qui veut tuer tout le monde !
Personne n'envisage que c'est par des méthodes douces que nous pourrions y arriver ! Par l'éducation et le bon sens !

J'ai dû attendre mes 40 ans pour enfin oser militer pour l'idée d'une démographie responsable, je me sentais seule encore à ce moment là et j'ai donc cherché à qui en parler sans entendre systématiquement des réflexions qui me semblent de plus en plus aberrantes et sans fondement.
Une association qui portait ce nom existait et j'ai enfin pu me rendre compte que je n'étais pas seule à avoir cette vision du monde.
Je me rends également compte que ce sujet n'est pas politiquement correct, et que même chez les écologistes dont je me revendique pourtant, on ne veut pas en entendre parler... Pourtant, j’entends de plus en plus de gens y faire référence...
Une percée s'est faîte dans un ciel très voilé, et j'ai l'espoir qu'un jour enfin le bon sens et la recherche du bonheur de tous, passe par une pondération de notre empreinte sur ce monde.
Je remercie Démographie Responsable d'ouvrir la possibilité d'une réflexion sur ce sujet, car c'est essentiel selon moi.

 

Gérard G.

Durant les années 1970, j'ai vécu en Afrique et j'ai constaté les problèmes de désertification et d'exode rural que provoquait la surpopulation

J'appréciais alors beaucoup les ouvrages de l'agronome René Dumont, qui avait (à mon avis) les analyses les plus sérieuses sur les pays du Sud et qui fut l'un des premiers à alerter sur les risques de la surpopulation pour le climat de notre planète

J'ai adhéré au début des années 1990 au parti des Verts qui défendait alors les idées de René Dumont. Mais je ne pus que démissionner des Verts en 1994, quand Dominique Voynet (porte-parole nationale du parti) s'opposa aux propositions de l'ONU faites à la Conférence du Caire sur la population et le développement. Il faut savoir que, lors de cette conférence, les propositions de l'ONU sur la stabilisation de la population mondiale furent rejetées par une coalition de pays majoritairement catholiques ou musulmans. Par la suite le parti des Verts (devenu EELV) abandonna ses propres propositions de stabilisation démographique (de même que l'ONU).

Toujours dans une optique écologiste, je ne pense pas que la majorité des humains soient prêts à diminuer leur consommation afin de "sauver la planète". Seuls une minorité de militants "décroissants" sont prêts à le faire. Les conférences telles que la Cop 26 de Glasgow me paraissent vaines. La seule solution pour freiner le gaspillage de la consommation et l'épuisement des ressources naturelles est la stabilisation démographique.

Enfin, en ce qui concerne la vie quotidienne en France, je constate que les parents de familles nombreuses ont beaucoup de peine à assurer une bonne éducation à leur progéniture.

 

Jean-Paul G.

Depuis la publication, en 1972, du livre The Limits to Growth, la croissance de la population est l'un des problèmes majeurs de l’humanité par rapport aux limites de notre planète. Pourquoi ne pas en tenir compte ?

 

Marc G.

Pourquoi la surpopulation m’inquiète autant

Dans mes plus jeunes années je m’intéressais beaucoup à la marine et aux explorations de terres inconnues. Ma grand-mère, qui était née en 1880 à Bordeaux et avait connu des marins et des explorateurs, me parlait souvent de régions encore vierges, en Amazonie et en Afrique. On pensait encore que le Yéti ou le grand serpent de mer pouvaient bien exister. Maintenant nous sommes fixés. Tout est cartographié, habité, exploité, et parfaitement connu, les humains sont partout. Même les océans ont été sondés jusqu'au fond, et nous sommes près de connaître enfin les secrets des migrations des anguilles entre la mer des Sargasses et la Gironde. Seuls les espaces intersidéraux conservent encore un certain mystère.

Ayant participé aux travaux du GIEC pendant une dizaine d’années, j’ai pu examiner de près les mécanismes du réchauffement climatique, qui nous occupera pour les siècles à venir. Le saccage de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles, dus également à la surpopulation, sont peut-être encore plus inquiétants. Nous sommes l’espèce la plus industrieuse, et la seule capable d’aller dans l’espace, mais nous dépendons de millions d’autres formes de vie avec lesquelles nous fonctionnons en symbiose, et qu’il faut protéger dans notre propre intérêt. Si nous voulons à terme que nos descendants vivent à l’aise sur ce petit globe avant d’explorer les étoiles, il faudra qu’ils soient beaucoup moins nombreux.

  

Michèle H.

Peut-être me trompé-je, mais je ne vois pas comment, si nous continuons à nous reproduire sans frein (personnel), il y aura de l'eau douce pour tout le monde d'ici quelques années ; Déjà, des guerres existent pour se procurer cette matière vitale.   

Sans parler, bien sûr, du réchauffement climatique, qui va entraîner des immigrations justifiées de peuples îliens qui n'auront plus de territoire où vivre !

Les mesurettes envisagées par les différentes réunions internationales ne servent à -presque- rien : nous trions nos déchets consciencieusement pendant que les religions encouragent la natalité !

Nous sommes accusés de gâchis divers et variés, pendant que le Qatar exhibe ses cinq pistes de ski de 800m (avec pingouins vivants exposés de temps en temps) !

Nous pourrions déjà passer aux toilettes sèches, plutôt que d'user tant d'eau pour nos WC. Il existe des régulateurs de débit d'eau qui pourraient être installés sur nos robinets d'évier, sans que nous constations un manque quelconque.

Bon, je suis assez pessimiste sur le bon sens de nos dirigeants, qui privilégieront d'abord la rentabilité des riches ; les récentes manifestations de jeunes prouvent bien leurs craintes quant à l'avenir !

 

Andrée P.

Pour tenter de répondre à votre appel, c’est une amie proche, militante pour la défense du Vivant au sens large, qui m’a fait connaître l’association Démographie Responsable. La démarche de cette dernière, soutenue par des experts proposant études et arguments convaincants - car appuyés sur les réalités contemporaines - m’apparaît comme la grille de décodage des maux de notre planète.

 Cette association qui fait appel au bon sens et à la lucidité, n’est pas portée médiatiquement comme il conviendrait de le faire largement, car elle soulève parfois des contradictions face à des intérêts immédiats aveugles or elle propose des solutions.

Une grande cause dont l’urgence s’impose, en espérant que ce ne sera pas trop tard... les décideurs attendent et des masses sont non informées, sont indifférentes ou s’opposent au changement !

 

Patrick P.

J‘ai par nature un esprit de contradiction et quand on constate régulièrement cette belle acrobatie de malhonnêteté intellectuelle qui consiste à contourner le problème, ça révolte. J’ai donc rejoint DR, par instinct d’anti-panurgisme vis-à-vis de tous ces médias qui refusent la pluralité d’opinions et qui déguisent en vertueux tout positionnement qui rejette cette évidence arithmétique de la progression démographique mondiale.

L’enjeu de ce combat en vaut le coup

 

Marie-Eve P.

C'est une prise de conscience progressive de l'état de la planète et de la finitude de certaines ressources comme le pétrole et les métaux rares qui m'a amenée à étudier la question démographique, et à découvrir la courbe exponentielle de la population humaine. J'ai compris alors que le changement de mode de vie et la décarbonation de l'économie ne seraient pas suffisants pour éviter la catastrophe environnementale qui nous attend si on continue de croître en nombre sur une planète finie et déjà en mauvais état. À mon grand regret, car j'aime les enfants.

 

Laurent R.

Concernant les motivations personnelles, il s’agit d’une prise de conscience progressive de l’impact d’une dimension inédite de l’homme sur son environnement. J’ai réalisé que la démographie ne pouvait être occultée de l’équation pour chiffrer notre impact et qu’il s’agissait sans doute du paramètre principal. C’est également une prise de conscience des injonctions de notre société pour se reproduire : une société qui se porte bien est une société avec un fort taux de fécondité, le devoir de faire des enfants, de se reproduire.

J’ai d‘abord découvert l’association « stop at 2 » puis l’association « démographie responsable ». Cette association s’exprime de façon équilibrée sur un sujet sociétal difficile et partage des documents très pertinents.

Je vais participer prochainement à un atelier sur la fresque du climat, on verra si le lien avec la démographie est établi de façon directe. Même JM Jancovici est timide sur ce thème !

Merci pour votre action

 

Michel S.

 L’année de ma naissance en 1947, la population mondiale était de 2,325 milliards. Ce chiffre me semble déjà vertigineux. Mais si je vivais centenaire, les statistiques pour 2047 prévoient 9,275 milliards d’êtres humains, soit une multiplication par 4 au cours de mon existence. Insupportable. N’importe lequel d'entre nous devrait être terrifié par l'ampleur de cette marée humaine. J'ai personnellement peur de ce que la surpopulation implique, un surnombre synonyme d'étouffement, de chute de la biodiversité et de suppression de nos libertés. J'ai peur de ses conséquences visibles, une planète exsangue recouverte de goudron et de béton, qui étouffe la vie sauvage et détériore nos paysages, épuise nos ressources naturelles non renouvelables et dégrade même les renouvelables, transforme les villes en bidonvilles et nos relations interpersonnelles en sms. Comment nourrir suffisamment et faire vivre décemment 7 milliards de personnes de plus entre 1947 et 2047 ? Comment préserver la vie sauvage et les forêts primaires ? Impossible. C’est pour cela que je n’ai eu qu’un seul enfant biologiquement parlant, que j’ai propagé la pensée malthusienne au niveau politique et médiatique… et que je me suis engagé au sein de l’association Démographie Responsable. Une action individuelle n’est presque rien si elle ne s’accompagne pas d’un engagement collectif.

 

Anne-Marie T.

J’ai assisté comme tous ceux qui ont vécu les 30 glorieuses, à la disparition d’un monde où bêtes, cultures, forêts, humains, entremêlés, se trouvaient encore des frontières franchissables.

Puis, tout ce qui incarnait ce monde-là, a été détruit, arasé pour faire place à ce qu’on estimait le Progrès.

Je crois que j’ai toujours su, depuis mon plus jeune âge, que la multiplication des humains était la principale cause de cet holocauste qui promettait le « confort, la sécurité, la facilité » mais tuait ce qui est le plus humain en l’humain.

J'ai été heureuse de trouver l'association alors que je me croyais seule à penser ainsi.

Il me semble que nous devons à la fois, être inconsolables de tout ce qui a été perdu et nous battre pour que les hommes trouvent encore dans le monde à venir, de quoi nourrir leur désir de vivre, de se rencontrer, de faire société et d'accéder à une certaine transcendance par la littérature, l'art et la musique directement à mon avis, issus de nos liens charnels à la Terre. Terre que notre nombre détruit.

 

Viviane T.

Voici mes motivations personnelles qui m'ont amenée vers votre mouvement. Tout d'abord, je vois que nous sommes trop nombreux sur terre. Et que notre croissance, en plus, est exponentielle. Ce qui entraîne une pollution et une destruction complète de la planète. 

Nous prenons, vu notre nombre, de plus en plus de place. Nous devons donc couper les forêts, non seulement pour y construire des villes mais aussi pour nos meubles, maisons et même papier à la base de nos livres et cahiers. Or, les forêts nous permettaient de lutter contre le réchauffement climatique. 

Alors que notre espèce ne fait, en grande partie, que détruire, il ne faut pas oublier que les végétaux et les arbres en particulier sont à la base de toute vie sur terre. Déjà parce qu'ils épurent l'air de nos pollutions mais aussi parce qu'ils sont à la base de toute l'alimentation présente sur la planète. Or nous les détruisons tous petit à petit. 

Nous consommons tout ce qui est possible de l'être. Et ce que nous ne consommons pas, nous l'exterminons parce que cela ne nous intéresse pas.

J'apprécie votre mouvement, parce que vous abordez les problèmes liés à notre surnombre d'une manière scientifique et non par l'intermédiaire d'idées extrémistes ou de partis d'extrême droite.

Il faut du courage pour dire que notre espèce animale est désormais trop nombreuse sur la planète Terre. Et ce courage, vous l'avez. 

Merci à vous

 

Eric V.

J’ai la chance d’avoir pu vivre à l’étranger et d’être né en 1960, une époque où il n’y avait encore « que » 3 milliards de personnes. Depuis, la population a plus que doublé, et partout où j’ai l’occasion de repasser, j'ai vu l'empreinte de l’homme qui a dégradé, mité, pollué, bétonné ou interdit ce que j’ai connu ouvert, accessible, voire encore un peu sauvage.  Sachant qu'il ne s'agit pas forcément d'une volonté destructrice, mais bien d'un expansionnisme irrésistible lié au nombre, qui épuise tout sur son passage, j'ai le syndrome de l'ile de Pâques, et je me sens plus malthusien que jamais sur nos biens les plus communs : la biodiversité, l'eau, l'air, et l'espace.

 

Bernard V.

Pour moi c’est une évidence depuis longtemps.

Tout enfant né dans un pays riche, aussi vertueux soit-il du point de vue environnemental, contribuera obligatoirement à augmenter l’empreinte carbone, ne serait-ce que par la consommation de produits manufacturés dès la naissance : couches, biberons ,vêtements, poussettes qui ne serviront pas longtemps, jouets pour la plupart importés et en plastique. Et ce n’est que le début…

J’étais convaincu bien avant la parution des études qui montrent que « avoir un enfant de moins » se place loin, loin devant « vivre sans voiture », « renoncer aux voyages aériens » ou « devenir végétarien » pour la réduction de l’empreinte carbone.

Et puis, pourquoi mettre au monde un enfant maintenant alors que le pauvre va devoir affronter des conditions de vie très, très difficiles, bien différentes de celles que nous avons connues ?

 

Marie-Françoise V.

J’ai connu votre association lors d’un passage au salon Marjolaine il y a 3 ans environ - je ne sais plus si j’avais conscience ou pas (ou peu) des conséquences d’une démographie non maîtrisée…mais depuis cette rencontre… oui.

Questions pas assez souvent posées   … ni par les politiques, ni par les églises…

Je pense que le monde a eu un développement trop rapide -depuis environ 100 ans - le développement de nos modes de vie s’est emballé et il me semble que l’homme s’est laissé aspiré …

Avec des conséquences qu’il va payer cher, ce sera le cas surtout pour  les générations à venir :  Ecologie et Démographie … mais le terme Ecologie est parfois galvaudé ou devenu trop politique…

« L’avenir de l’homme et de la planète et la démographie ??? » un équilibre à réfléchir … 

 

Bernard V.

On parle aujourd’hui de lutte contre le réchauffement climatique qui entrainerait probablement si on ne fait rien la disparition de l’espèce humaine à assez brève échéance (mais pas de la planète, rassurons-nous) et certains économistes ne prônent comme solution que la décroissance de la consommation en oubliant de parler de démographie (comme d’ailleurs en ce moment durant les conférences de la Cop 26) probablement parce que tous partis confondus prétendent que c’est l’accroissement du nombre d’enfants qui règlera le problème du déficit de la caisse de retraite.

- alors je me suis intéressé à un autre chiffre : Chaque jour sur la planète, on compte environ 400.000 naissances

Il meurt chaque jour dans le monde en moyenne 168.000 êtres humains.

Le solde est donc 400-162 = 232 000 êtres humains supplémentaires chaque jour sur notre planète.

Qui peut imaginer que faire des milliards de milliers d’enfants règlera les problèmes du réchauffement climatique, même en se privant de voiture, de voyages, de chauffage, de climatisation ou de manger des fraises en hiver, qui peut croire que ça suffira à éviter la guerre de l’eau puis de l’air ?

 

Isabelle Y.

Je pense que notre espèce est invasive, qu'elle n'a pas de prédateur et que, par sa maîtrise de la médecine, elle prolonge la durée individuelle de vie sur terre. Le développement industriel, le productivisme, l'intensification de l'agriculture pour satisfaire les humains, ravagent notre planète. Qui plus est, le nombre engendre les conflits. Dans un monde idéal, chaque être humain aurait le droit à se connecter avec la nature. Chacun devrait pouvoir se retrouver, s'il le désire, seul ou en communion avec des proches, dans un environnement de calme et de beauté. Plus nombreux nous sommes, moins cette justice n'a de chances de se concrétiser.

 

Marie-Laure A.

Suite au signal de mon époux, j'ai découvert l'association Démographie Responsable en janvier 2022 par la voix d'Hélène et Fanny qui ont témoigné sur France Inter.
J'ai parcouru le site de l'association; j'y ai trouvé des convictions fortes, des propos ouverts et clairs, avec de solides argumentaires. Je me suis réjouie de découvrir des militant·e·s et une association pour une cause qui me tient à coeur depuis longtemps sans avoir pu concrétiser mon engagement.
En effet, aînée d'une famille modeste de 8 enfants, j'ai décidé très tôt que je ne ferai pas d'enfant, d'abord pour des raisons personnelles, notamment pour favoriser mes études supérieures; ensuite, ma décision s'est trouvée confirmée dans ma vie d'adulte où j'ai privilégié ma vie de femme aux plans social et professionnel. Lorsque je me suis mariée (tardivement), la question s'est quand même posée avec mon époux de faire un enfant pour concrétiser notre amour ; je ne me sentais toujours pas mère et d'un commun accord, nous avons décidé de ne pas procréer, surtout dans le contexte sociétal, écologique et économique qui se durcissait de plus en plus au plan mondial. Nous n'avons jamais regretté notre décision, non seulement pour nous personnellement, mais évidemment pour l'avenir de l'enfant qui n'est pas né et celui de la planète que nous anticipons.
J'ajoute que je suis plutôt favorable à l'adoption ou au "marrainage / parrainage" pour s'occuper en priorité des enfants qui sont déjà nés, mais selon un processus à repenser probablement et des conditions à améliorer à l'échelle de la France, de l'Europe et du monde.

J'ai adhéré à l'association Démographie Responsable pour contribuer, par son intermédiaire, à faire que ce sujet décisif, concernant un choix des femmes d'abord, ne soit plus tabou et soit pris en compte sérieusement dans les analyses économiques et écologiques, politiques et médiatiques.