Conférence Internationale sur la Planification Familiale (3)
 
 
Article paru le 2/11/2011 sur le site burkinabé Sidwaya et qui montre que la gratuité de la contraception dans le monde, réclamée depuis 1 an et demi par l'association Démographie Responsable, est une des clés de la maîtrise, par les couples, de leur procréation.
 
Des chercheurs et praticiens ont tenu, le 30 novembre 2011 à Dakar, un panel sur les « perspectives régionales des modèles d’utilisation de la contraception ».

Les panélistes, au nombre de cinq, ont ratissé large, afin de donner un aperçu global des perspectives régionales des modèles d’utilisation de la contraception. Bien sûr, cet éventail n’a concerné que l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine, parties du monde où la contraception a le plus besoin d’un coup accélérateur. Mais précisément pour l’Afrique occidentale, les panélistes ont reconnu que des efforts ont été faits. Toutefois, beaucoup reste à faire pour amener les populations à intégrer l’utilisation des produits contraceptifs dans la gestion de leur sexualité.
 
Pour John May, spécialiste des questions de population à la Banque mondiale, en Afrique de l’Ouest, il existe une disparité dans l’utilisation des produits contraceptifs d’un pays à l’autre, avec un taux de prévalence de l’utilisation des produits contraceptifs qui demeure toujours bas. Cependant, les efforts de certains pays ont été reconnus et encouragés. C’est le cas du Niger, selon John May, où ces cinq dernières années, le taux d’utilisation des produits contraceptifs modernes est passé de 5 à 15%, peut-être plus. Un bond qualitatif, dû en grande partie, à la gratuité des produits. Le Niger doit aussi ce succès, grâce à l’offre de services qui a permis de satisfaire une demande latente qui existait au niveau des couples et surtout des femmes.
 
Au Burkina Faso également, les efforts du gouvernement ont permis de booster le taux d’utilisation de la contraception actuellement à 15%. De façon générale, il est demandé aux pays de l’Afrique de l’Ouest des efforts de plaidoyer, de communication. « Il faudrait arriver à des taux de progression de la prévalence contraceptive de l’ordre de 1,5% par an. Ce qui permettrait de résorber les besoins non satisfaits dans une dizaine, voire une quinzaine d’années. C’est le chantier qui s’ouvre actuellement en Afrique de l’Ouest, parce qu’il y a des besoins non satisfaits d’environ 25 à 30% pour la sous-région. C’est une question d’offre de services, de création de demandes, de plaidoyer, etc. », a souligné John May.
 
Et de poursuivre que les décideurs africains sont de plus en plus conscients de leur rôle combien déterminant dans la promotion de la PF. Il y a également la mobilisation des ressources financières. Fort heureusement, les dirigeants des pays de l’Afrique de l’Ouest ont compris cette nécessité, en dégageant des lignes budgétaires en faveur de la PF, lignes budgétaires appelées à être augmentées. En la matière, la directrice de la santé de la mère et de l’enfant du Burkina Faso, Djénéba Sanon, a salué les efforts consentis par le gouvernement pour soutenir la PF depuis son repositionnement en 2006. Aujourd’hui, l’enveloppe allouée à la PF par l’Etat burkinabé avoisine 1 milliard de FCFA. « Ce sont là des petits pas en faveur de la PF. Toute chose qui prouve que nous sommes dans la bonne direction », a conclu M. May.
 
 
 

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