31 octobre 2011 : 7 milliards d'êtres humains !

 

L'INED vient de publier ce jour (18/08/2011) ses propres projections démographiques qui font suite à celles de l'ONU (03/05/2011). De nombreux articles sont parus sur le sujet dans la presse hexagonale : Le MondeLe FigaroFrance SoirMetroLe ParisienLe PointL'ExpansionLa Dépêche, et bien d'autres encore...

 

Rappelons à cette occasion que notre association a déjà abordé ce sujet, entre autre avec la publication de l'article suivant sur le + du Nouvel Obs.

 

               

 

Selon l’ONU, le 31 octobre 2011, la planète comptera officiellement 7 milliards d’habitants. Le précédent cap, celui des 6 milliards, avait lui-même été franchi en 1999. Nous n’aurons donc mis que 12 ans pour croître de un milliard ! Rappelons que le premier milliard n’avait été atteint qu’en 1800, plusieurs dizaines de milliers d’années après l’apparition de l’Homme sur Terre…

 

Par ailleurs, les perspectives sont alarmantes puisque l’ONU vient de revoir à la hausse ses projections. En effet, il était jusqu’à présent envisagé une stabilisation de la population en 2050 à 9 milliards d’habitants. Or, nous devrions désormais, selon l’hypothèse moyenne, être 9,3 milliards à cette même date pour ensuite dépasser les 10 milliards en 2100, sans d’ailleurs être certains de nous stabiliser à ce niveau.

 

Alors que le capital d’énergie fossile, que la planète avait mis des dizaines de millions d’années à constituer, a été dilapidé en à peine plus d’un siècle et que nous vivons déjà à crédit sur le dos des générations futures, puisque nous les condamnons à consacrer une partie de leurs ressources et de leur travail à réparer les dégâts aujourd’hui infligés à la Terre,

 

Alors que nous avons provoqué la 6ème extinction de la biodiversité (97% des tigres ont été éliminés en un siècle, les ressources halieutiques se sont effondrées et de façon générale l’ensemble de la mégafaune est en voie d’extinction),

 

Alors que la planète se réchauffe inexorablement du fait de nos activités, que l’eau potable va manquer et que nous peinons à nourrir la population actuelle :

 

La poursuite de la croissance démographique nous conduit dans le mur !

 

Une question se pose donc :

Sommes-nous impuissants face à cette situation ou pouvons nous agir ?

 

Il faut savoir que les prévisions de l’ONU pour 2050 relèvent de trois hypothèses de fécondité et conduisent à trois niveaux de population : une hypothèse basse menant à 8,1 milliards d’habitants, une moyenne (9,3 milliards) et une haute (10,6 milliards).

 

L’hypothèse basse est accessible si nous nous en donnons les moyens, elle conduirait à une situation plus facile à gérer tant du point de vue de la sécurité alimentaire de l’humanité que de la préservation de son environnement.

 

Ces moyens sont bien connus : il s’agit de l’éducation des jeunes filles des pays pauvres (qui est très en retard sur celle des garçons), de la généralisation de la planification familiale, comprenant le libre accès à la contraception (rappelons que d’ores et déjà 30% des grossesses ne sont pas désirées) et enfin de la diffusion de messages culturellement adaptés, alertant les populations sur l’impasse vers laquelle conduit une famille trop nombreuse, afin de les inciter à modérer leur procréation.

 

Au vu de tous ces éléments, ne faudrait-il pas solennellement demander à l’ONU d’appeler les Etats de la planète à mettre en œuvre les politiques démocratiques citées plus haut, ainsi que d’aider à leur financement, afin de tenter de stabiliser la population mondiale au plus vite ?

 

S’arrêter à 8 milliards en 2050 : c’est possible !

 

 Commentaires  archivés

#2 Remarques sur ce dossier — 30-08-2011 16:50

Tout à fait d'accord avec les commentaires de Benjamin. Par ailleurs il est amusant de remarquer que ce dossier pourtant fort complet de l'INED ne présente pas (dans la série des 13 données qu'il propose pour chaque pays) quelques renseignements de base qui permettraient de mieux appréhender le problème. Ainsi, aucune colonne ne fait apparaître le taux de croissance de la population ! Pourtant... D'autre part, la densité, une donnée essentielle pour comprendre les atteintes à la biodiversité, n'est jamais évoquée. Ce sont pourtant l'une et l'autre des statistiques assez simples (il est vrai qu'on peut les déduire). Enfin, la question qui fait mal : que va devenir le Nigeria (et les Nigérians) quand ce pays aura atteint comme le prévoit ce document, 433 millions d'habitants en 2050 ? Tout le monde devrait être effrayé.

#1 nous pouvons agir — 19-08-2011 08:37

Contrairement à ce que dit Monsieur Gilles Pison (directeur de l'INED) l'explosion de la population de l'Afrique (3,6 milliards prévus en 2100) n'est pas inéluctable. Les autres continents ont déjà connu un tel accroissement, raison de plus pour ne pas commettre la même erreur avec le dernier continent à faire sa transition, l'Afrique. Il faut que tous les états de la planète se mobilisent pour qu'on soit le moins nombreux possible en 2100, afin de préserver les derniers espaces naturels de notre planète.

 

 

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